Science à croquer : Table claudienne, la preuve par le chocolat 

La ville de Lyon héberge désormais la plus grande inscription romaine….. en chocolat.
Cinquante kilos de chocolat noir ont été nécessaires pour reproduire grandeur nature la Table claudienne, pièce majeure du musée gallo-romain de Lyon, qui mesure près de 2 mètres de large sur 1,40 mètre de haut et pèse plus de 200 kilos. Le chercheur Roberto Vargiolu et le chocolatier lyonnais Bruno Saladino sont les artisans de cette pièce de chocolat inédite.

Une initiative qui flatte la gourmandise mais qui trouve ses origines dans les recherches réalisées par le tribologue Roberto Vargiolu, spécialiste des surfaces et de leur usure (Laboratoire de Tribologie et Dynamique des Systèmes, Ecole Centrale de Lyon/CNRS). Cette plaque de bronze retranscrit un discours de l’empereur romain Claude prononcé en l’an 48 de notre ère. La perfection de ses lettres et la régularité de son tracé intriguaient. Pour percer le mystère de la fabrication de la Table claudienne, Roberto Vargiolu a réalisé des moules en silicones de certaines parties de la Table. Après études au microscope, au rugosimètre et tests menés en fonderie, il a conclu que la Table n’avait pas été gravée mais fondue à l’aide de la technique de la fonte à cire perdue, avant d’être retouchée lettre par lettre.

Pour faire comprendre la technique et diffuser ce savoir,  Roberto Vargiolu et le Musée ont imaginé des ateliers pour enfant dans lesquels le bronze est remplacé par le chocolat. Aujourd’hui, c’est une réplique complète à  l’échelle 1 qui a été réalisée. Le démoulage à été réalisé au Laboratoire de Tribologie et Dynamique des Systèmes de l’Ecole Centrale de Lyon et du CNRS.

Cécile Dumas
Photos : © Vincent Moncorgé / LookatSciences

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